Textes & visuels

Le printemps des miroirs
Au printemps des miroirs, les fleurs surgissent des âmes et leurs reflets inondent de couleurs les eaux parfois troubles des coeurs serrés mais au bout de l’image intérieure l’éclat du soleil se révèle intarissable.

Dans l’ombre de l’été
Dans l’ombre de l’été, son sort s’est jeté dans un lac d’écumes froissées. Au bord du ciel il déposa une lettre aux mots scellés et l’encre tiède de ses yeux roula sur ses collines printanières mais le vent du changement déploya sa force vive décollant les résidus de son visage ému.
C’est alors que, derrière la clairière, un sourire de clair de lune escalada son âme et tel un feu d’artifice silencieux, il illumina son être noyé de lumière dans l’éternité.

Fenêtre sur paysage
À travers la fenêtre, j’ai aperçu ton paysage.Il vibrait sous la lumière de ton intériorité.

Les eaux conjointes
Le ciel s’était drapé d’ocres et les nuages creusaient leur place dans cette effusion de lumière.
Allongée sur le flanc, elle glissait seule et sans limite telle la liberté de l’eau l’impose.
Sur un terrain vague, voguait son âme et loin des saisons du mensonge, elle y trouva la paix.
Dans cette réalité invincible, le silence créa un sillon et elle y déposa sa musique intérieure, celle d’un fleuve, rejoignant la mer.

Résiduel
Dans le jardin des maux perdus elle décèle le pouvoir d’aimer leurs sens mais leurs lettres déchirent le coeur des rois aux horizons ardents. De leur étoffe fragile le rouge s’étend sur la pleine bleue de leur for intérieur tel le lac victorieux de leurs tragiques rivières charnelles.

L’empreinte
L’empreinte de ma liberté s’est plantée dans tes yeux et déjà ton regard s’envole vers d’autres mirages.
Le vent les emporte au gré des saisons mais quand l’hiver s’installe durablement dans ton coeur, la glace éclate l’écrin de pierre d’où surgit le souvenir tendre de notre précieuse évasion.

L’heure dorée
Là où traîne l’heure dorée, j’irai te chercher et saisir l’idéal du rêve au fond du lac des réalités, quand, sur ses rives, les fleurs respirent le doux parfum de ton coeur qui palpite ses dernières notes d’été.

L’éclat
Dans le ciel d’une étoile filante aussi loin que se définit l’infini, un coeur rayonne. Image d’un amour perdu gardé au fond de soi. Le coeur cassé sourit dans la lumière imparable de cette réalité, tel l’orgueil non dissimulé jamais il ne ramasse ses morceaux, seul l’éclat de son rire se préserve et s’identifie comme un idéal défiant le sentiment déchu.

Prémices
Les flots étaient pour elle comme des racines qui inscrivent les prémices d’une vie.